L’itinéraire

“On ne va jamais aussi loin que lorsqu’on ne sait pas où l’on va” – Christophe Colomb

 

> La route comme chemin

Forts de nos expériences communes sur les routes du monde, nous voulons renouveler la vie de nomade, itinérante et pleine de surprises. Soucieux de notre empreinte écologique, nous optons pour un trajet sur un seul et unique continent. Car voyager c’est bien, mais il faut avoir conscience de l’impact que nous, riches voyageurs, pouvons avoir sur la planète. Après plusieurs débats animées constructifs, nous nous arrêtons sur l’Amérique. Véritable terre de contrastes, cet immense territoire possède une grande diversité de culture, pouvant représenter un éventail d’habitats singuliers. Nous nous posons également la question de l’éthique, de notre attitude face aux populations, à l’empreinte que nous laisserons. Acteurs de notre périple, nous voulons nous donner le temps des rencontres, prendre le temps de le perdre pour s’enrichir toujours plus, nous voulons prendre la pleine mesure des paysages et des patrimoines dans chaque pays traversé. Nous préférons la halte au trajet, le hasard au tout programmé, nous souhaitons vivre les kilomètres pour retrouver les distances de ce monde.

Nous avons donc choisi de suivre les routes de la Panaméricaine, le trait d’union du continent américain. Nous voulons traverser les Amériques du Nord au Sud, des montagnes glacées de l’Alaska aux confins de la Terre de Feu et ainsi parcourir plus de 28 000 kms pour relier les deux pôles, traverser 17 pays, découvrir une variété infinie de paysages, se frotter à presque tous les climats de la planète, partir à la rencontre de contextes sociaux très divers.

> Un parcours itinérant

Ce fil directeur en tête, nous avons donc esquissé notre périple, non exhaustif, car plusieurs possibilités de trajet s’offrent à nous via des routes plus ou moins officielles. Cet itinéraire s’adaptera donc au fil des rencontres, des opportunités, ou des coopérations engagées, car la Panaméricaine, c’est pour nous, avant tout un idéal, un désir de trait d’union à travers cet immense continent.

Cette longue route se compose de nombreux axes et porte plusieurs noms : on l’appelle la grande route de l’Alaska pour la partie du Canada aux Etats-Unis ; du Texas au Panama, c’est l’interaméricaine ; un tronçon manquant de 87 kms, pour relier le Panama à la Colombie nécessite encore une traversée en bateau ; la route des Incas continue de la Colombie à Santiago du Chili ; à partir de Santiago, elle prend le nom de carretera australe et mène jusqu’à Ushuaia.

Anchorage en Alaska sera donc notre point de départ. Perdu dans l’immensité glacée, ce premier tronçon est dominé par le froid, l’eau, les grandes plaines, les forêts de sapins, ou encore la toundra. Nous longerons par la suite les rocheuses canadiennes, colonne vertébrale de l’Amérique du Nord. Nous côtoierons quelques grandes villes des Etats-Unis et du Canada avant de nous confronter aux espaces désertiques des parcs nationaux de l’Utah et de l’Arizona, mais également aux paysages arides mexicains. Puis nous continuerons notre périple par la traversée de l’Amérique centrale, caractérisée par la beauté de ses volcans, ses forêts humides et ses plages. La descente conduira progressivement à travers les paysages divers et variés de l’Amérique du Sud, avant de s’avancer vers les steppes patagoniennes pour terminer en un site reculé et enchanteur où meurt la Panaméricaine : Ushuaia.

 

 

Où en sommes-nous ?