Les tropiques en Technicolor

Petit pays, grand comme trois départements français, mais pourtant si riche d’une incroyable faune et flore, le Costa Rica possède beaucoup d’atouts. Si le pays a choisi de tirer parti de sa richesse naturelle pour se développer économiquement par le biais du tourisme, toutefois les prix s’en ressentent : chaque visite de parc naturel coûte cher, chaque déplacement doit être calculé, … mais bon si ça vaut le coup ! Avec une absence volontaire d’armée, le Costa Rica est un écrin dédié à la paix et à la sérénité. C’est ici que nous rejoignent nos amis, Mathieu et Fanny, pour quelques semaines à quatre, à profiter ensemble des charmes du pays. D’un côté le littoral au climat lourd et languissant des Caraïbes aux superbes plages de sable blanc où palmiers, hamac et soleil accompagnent ta journée, de l’autre le vent et les grosses vagues de la côte Pacifique où tu surfes du matin au soir. Entre les deux, des forêts tropicales humides où tu te retrouves rapidement nez à nez avec des animaux sauvages, et des volcans qui peuvent se réveiller sans crier gare. Le tout allié à une culture nonchalante, typique d’Amérique centrale, où tu profites de chaque seconde sans t’occuper du lendemain. Ici, c’est la Pura Vida, comme ils disent, alors goûtons à la vie douce des Ticos !

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UNE COTE CARAÏBE METISSÉE

Bananiers, cocotiers, champs d’ananas, maisons de bois peinturlurées de couleurs chaudes, population métissée, plages au sable clair et mer azur, nous sommes sous les tropiques. Chatoiement des papillons voletant de feuille en feuille, cœur orangé d’une orchidée, vert omniprésent des feuillages, … les couleurs des Caraïbes enchantent le regard et restent gravées à jamais dans la mémoire. Il fait chaud, très chaud, alors une seule question devient cruciale : quel peut bien être le meilleur endroit pour étendre son hamac ? Et celui pour poser sa serviette ? Pura Vida, nous vous avions prévenu… Quelques jours à se prélasser sur la plage déserte immaculée, s’adonner aux joies du snorkelling à quelques mètres du rivage, prendre des bains chauds d’eau salée, boire du jus frais de coco, s’improviser des barbecues sauvages, se badigeonner d’anti-moustique à la nuit tombée, observer nos voisins les paresseux ou écouter les cris puissants des singes hurleurs qui déchirent le calme des lieux. Cette culture, lente fusion entre les influences autochtones et celle des migrants venus des Antilles, est encore très distincte du reste du pays. Au village, la fanfare se prépare, et la pluie tropicale viendra nous déloger de ce coin de paradis. Même Jean-Michel, qui se sentait si bien, ne voulait pas partir, nous faisant son fameux « coup de la batterie ». Un américain en vacances nous dépannera avec gentillesse, mais nous n’aurions pas dit non à quelques jours de vacances supplémentaires… Mais un autre programme nous attends : une balade entre terre et mer au cœur du parc naturel de Cahuita.

 

UN ZOO SANS CAGES NI BARRIÈRES

Encore épargné par le tourisme de masse, le parc naturel de Cahuita regorge d’une faune abondante dans un écrin magnifique : entre forêt luxuriante où prospère une frondaison dense et criques de sable fin où se déploient palmiers et cocotiers. Un circuit de 8 km à un rythme « moins que soutenu », tellement les pauses pour observer ce qui nous entoure sont nombreuses. Côté mer, c’est plages paradisiaques et eau bleue azur -mais ça on connaît déjà donc on passe- ; côté forêt, c’est pouvoir observer des animaux partout. Du plus petit : les sauterelles et les papillons ravissent par leurs superbes couleurs en vol et leurs impressionnantes tenue de camouflage (le morpho bleu ayant la palme du plus beau papillon) ; au plus gros : le coati à longue queue et au museau chercheur, le chapardeur raton laveur ou le tellement haut perché paresseux à droit doigts (enfin à ce qu’on nous a dit, car, fidèle à sa réputation, il n’a pas bougé d’un poil celui-ci) ; en passant par les rampants : le rapide basilique, le statique iguane, le crabe d’un bleu intense sortant furtivement de son trou, ou le venimeux serpent fer-de-lance ; ou encore les volants : le somptueux toucan aperçu de bon matin et l’expressif mais furtif ara vert. Mais les rencontres les plus marquantes auront été sans conteste les nombreuses espèces de singes : le bruyant singe hurleur, qui, a force de suivre son cri, finira par être démasqué grâce à ses coucougnettes blanches trahissant son pelage noir ; ou le facétieux singe capucin moine, qui voleur comme personne, a fait preuve de toute son agressivité pour tenter de débusquer un butin dans notre sac-à-dos [en groupe ils en deviennent même effrayants]. Le clou du spectacle restera le kamikaze paresseux qui, de bon matin, traversera -à son rythme- la chaussée. La circulation bloquée pendant cinq minutes nous aura permis de pouvoir enfin l’observer sous toutes ses coutures. Bref, de belles rencontres avec des animaux sauvages incroyables.

Au Costa Rica, sur la côte Caraïbe, les gens sont charmants, la végétation tropicale splendide et les animaux inoubliables. Un endroit magnifiquement merveilleux, magnifiquement sauvage. Pura Vida Costa Rica !

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