La nature sous toutes ses couleurs

Au centre du Costa Rica, entre la mer des Caraïbes et le fougueux océan Pacifique, s’érigent de hauts sommets, des forêts d’altitude, et des volcans -plus ou moins- assoupis. Il existe ici de nombreux parcs nationaux permettant au visiteur d’approcher à la fois la vie de la forêt de nuages et celle des coteaux des volcans. D’innombrables sentiers mènent à des cascades cachées au cœur de la jungle, à des champs de lave pétrifiée environnés de brume, à des lacs d’altitude, à des sources chaudes ou des rivières aux couleurs aigues-marines surnaturelles. C’est dans cette partie du pays que se concentrent en effet les plus célèbres merveilles du Costa Rica.

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UN GÉANT AU CÔNE PARFAIT

Plus de rougeoiement ni de coulées de lave nocturnes, car, bien qu’il soit toujours en activité, le volcan Arenal s’est toutefois assagi ces dernières années. Pour autant, ce géant de forme conique mérite largement d’être contemplé ! Régulièrement nappée de brume, sa silhouette majestueuse qui culmine à plus de 1.600 mètres, se dégage d’un paysage verdoyant. La grimpette, boueuse et ardue, jusqu’au cratère révélera un lac dont les eaux fraîches seront salvatrices. L’occasion également d’apprécier les fougères géantes, lianes et autres arbres tropicaux, et de se tenir à l’affût du moindre animal : une grenouille venimeuse et des chenilles « bioniques » seront débusquées malgré leur camouflage, et quelques oiseaux chatoyants accompagneront nos efforts. Des traces fraîches de la dernière éruption de 1996 dessinent une coulée de roches noires fossilisées où la végétation commence tout juste à reprendre ses droits. Le soleil illuminera la descente, découvrant, pour quelques instants, le somptueux sommet du volcan de son chapeau de nuages. Au pied de ce monstre endormi, une superbe lagune où se pratiquent les sports nautiques à la mode, des sources chaudes où les muscles endoloris par les efforts viennent trouver un réconfort, et quelques villages assoupis. Plus loin, au bord d’une rivière dans un environnement de montagnes couvertes de forêt tropicale, Mathieu et Fanny s’offriront le luxe d’un loge écologique d’où nous profiterons également du cadre enchanteur pour la nuit. Calme et volupté seront le seul programme de la journée !

 

LE GRAND BLEU

Endroit méconnu, à peine évoqué dans les guides, le Rio Celeste est pourtant un véritable trésor de la nature. Au fond d’une forêt tropicale, à la confluence de deux ruisseaux, l’un verdâtre, l’autre marron, les eaux se mêlent pour ne former qu’un cours à l’étonnante couleur turquoise. On dit même qu’ici, Dieu, après avoir peint le ciel en bleu, nettoya ses pinceaux dans ce cours d’eau. La rivière, les chutes d’un bleu laiteux dévalant les rochers, et les bassins naturels bleu turquoises, composent ce paysage spectaculaire. La végétation est dense et les animaux bien présents, comme cet iguane ou cette tortue qui se prélassent, à quelques centimètres au-dessus de l’eau, sur leur branche. Les rayons du soleil qui percent l’épais brouillard nous plongent littéralement dans un autre monde. En bas, une cascade déverse avec force, sur plus de 30 mètres de hauteur, des litres d’eau qui remplissent un bassin de cette couleur tellement irréelle. Une merveille naturelle insoupçonnée.

 

UNE FORÊT PRIMAIRE DANS LES NUAGES

Avec l’altitude, nous comprenons vite le sens de «  forêt équatoriale humide ». Au fur et à mesure que l’on grimpe, la végétation se transforme, le relief s’accentue, la température se rafraîchit et la visibilité diminue. Nous entrons dans les nuages, le crachin s’intensifie et l’humidité est omniprésente. Sorte de pays imaginaire émergeant de la brume, où s’épanouissent mousses, fougères et broméliacées, où murmurent les cours d’eau et où palpite une vie foisonnante, le parc national de Monteverde est une forêt vierge épaisse à l’ambiance mystique. Son biotope est exceptionnel : les immenses arbres s’enchevêtrent sans jamais se toucher, formant un tapis végétal qui semble impénétrable vu de la canopée ; les troncs se drapent de dizaines d’espèces de lichen, d’orchidées et de broméliacées, une véritable leçon d’épiphytes ; les lianes pendent par centaines ; les oiseaux chantent et les singes hurlent. D’en haut, les vues sont magiques, sur un pont suspendu lancé à travers la canopée qui se balance à chacun de nos pas, ou sur un promontoire surplombant la vallée, les sensations d’immensité sont saisissantes.

Si les paysages du Costa Rica sont superbes, ceux qui caractérisent cette région centrale sont tout simplement incroyables. Avec un peu de hauteur, les montagnes et collines se parent d’un vert intense, la végétation est si dense que la lumière du jour peine à percer, et l’humidité si présente que se développe une quantité de micro-organismes inimaginable. Des endroits propices à combler nos âmes d’aventuriers.

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