Et après ?

> Des engagement multiples

Si notre projet s’engage à la mise en place d’une collecte d’informations portées sur la singularité de typologies d’habitat vernaculaire, celui-ci s’engage également à la transmission de cette expérience et des savoirs acquis.

« Nous étudions les savoir-faire pour le faire savoir »

Le processus en jeu est bilatéral et appelle ainsi différentes échelles d’intervention : de la recherche d’une rencontre singulière, à la diffusion du savoir, en passant par son apprentissage. Nous analyserons les informations glanées tout au long des situations étudiées afin d’établir une banque de données inédite et largement diffusable. Notre expérience permettra de valoriser les partenariats existants entre les pays mais également de tisser un lien entre d’autres.

Dès notre retour, nous nous engageons à organiser des présentations auprès d’organismes partenaires, des conférences dans les écoles ou auprès d’associations pour faire partager ces connaissances et ces savoirs. En effet, nous pensons que la notion de l’habiter est dans l’esprit de tous et nous souhaitons apporter un autre regard sur le monde qui nous entoure. Nous voulons transmettre au plus grand nombre, faire partager notre énergie, notre envie et notre soif de découverte. Par le biais d’expositions photographiques sur la thématique de l’habitat et de portraits d’habitants, la publication de notre carnet de route, ou encore la réalisation d’un petit film, nous permettrons une large diffusion de notre travail et de notre expérience.

 

Le projet de N’HOMADE est ainsi une amorce pour une démarche plus générale, plus large et durable.

 

> Vers un projet professionnel

Nous espérons que nos convictions dans notre pratique du métier d’architecte seront renforcées par ce projet. En ce sens, l’architecture vernaculaire, née et façonnée par les contraintes, se révèle contextuelle, et détermine la voie que nous choisissons d’emprunter dans notre profession. Nous pensons que l’architecte a aujourd’hui un nouveau rôle social à jouer, celui d’accompagner les habitants pour une construction en autoproduction où le projet est réalisé en fonction des capacités constructives à disposition. Nous pensons qu’une écoute et un partage des savoir-faire peuvent faire renaître l’envie et replacent l’habitant au cœur de la construction de sa maison. En apprenant et respectant les pratiques traditionnelles et les coutumes locales, en les ré-interprétant, en rétablissant des liens sociaux, nous sommes convaincus que la construction vernaculaire permet de renouer avec une architecture pérenne, où s’épanouit une intelligence collective. C’est ainsi par l’impulsion de jeunes architectes que l’architecture vernaculaire peut se pérenniser, restituant sa place à une production manuelle, artisanale, tactile du bâti, réinstallant des matériaux oubliés et renouant avec une tradition qui l’ancre au cœur de l’histoire et s’en approprie des acquis. Nous voulons nous inscrire dans cette lignée et souhaitons dès notre retour, appliquer dans notre pratique les nouvelles connaissances de l’enseignement tiré de ces analyses d’architectures vernaculaires.