Des interrogations à l’approche du départ

Savoir que l’on est vraiment prêt à partir, c’est cesser de trouver des raisons de ne pas le faire.

La date fatidique approche à grands pas, nous sommes exactement 2 mois avant le départ !!! Les billets d’avion sont réservés : nous partirons le 22 octobre 2015, l’immatriculation du véhicule est en cours, les permis de conduire internationaux sont reçus, les rendez-vous avec les partenaires s’organisent, les derniers achats se préparent et les organismes sont prévenus de notre prochaine absence de France.

Même si la mélancolie nous guette, l’envie est plus forte que tout et c’est maintenant qu’il faut se lancer ! Après plus d’une année de préparation, plusieurs questions -légitimes- se bousculent dans nos têtes : a-t-on raison de tout quitter / n’est-ce pas trop risqué / trop égoïste / est-ce que la famille et les amis vont (trop) nous manquer / 15 mois c’est court, 15 mois c’est long / qu’allons-nous manquer / qu’allons-nous découvrir / que retrouverons-nous au retour ? Paradoxalement, c’est avec la boule au ventre, mais aussi avec une excitation grandissante que nous nous questionnons sur l’avenir des prochains mois. Même s’il est évident que la famille, les amis, ou le confort de notre vie nous rappellerons parfois le manque de ce que l’on a quitté … et si on y prenait définitivement goût ? Et si on trouvait un bon endroit pour vivre, un endroit dont on ne voudrait pas repartir ?

N'HOMADE-22.10.2015

 

Les amis, la famille, les grands évènements de la vie ?

Il y aura un manque, c’est certain, car 15 mois peuvent être courts pour ce que l’on a à découvrir, mais c’est un peu long lorsque l’on ne voit pas ses proches. Se rendre compte de ce paradoxe est étrange. Le manque se fait déjà un peu ressentir, comme pour nous préparer à la vraie séparation. Alors nous tentons d’en profiter un maximum, de passer du temps avec les uns les autres et partager de beaux instants par ces belles journées d’été. Aussi, moments heureux ou malheureux pourront se dérouler. Mon frère fêtera ses 18 ans sans moi, je n’accompagnerai pas ma super amie pour le plus beau jour de sa vie. Nous le savions, un tel projet implique nécessairement des concessions, notamment envers les êtres que nous aimons. Alors notre choix n’est-il pas un peu égoïste ? Non, car finalement tout notre entourage nous aide, nous soutient et nous encourage.

 

Qu’allons nous faire de nos affaires ?

Cette question est devenue récurrente lorsque nous parlons du projet. Pour nous, depuis le début, il était évident que nous laisserions nos meubles dans un petit coin chez nos parents respectifs (même si ces derniers n’étaient pas encore au courant !). Ils ont été OK – en fait on ne leur a pas trop laissé le choix – mais un tri de toutes nos affaires s’impose. En effet, bien qu’habitants depuis 3 ans dans un petit 50 m2, nous avons tout de même accumulés pas mal de choses. Alors, hormis certains meubles que nous souhaitons absolument garder, nous avons pris la (lourde) décision de vendre une bonne partie de notre équipement. Adieu armoire, chaise, canapé, électroménager … Le reste sera donc stocké en attendant notre retour. Merci papa-maman de nous réserver un petit bout de grenier/cave.

 

Qu’est-ce que j’emmène dans mon sac à dos ?

Peut-être la question la plus difficile, mais tellement sujet du moment. Ordinateur, appareil photo, portable, caméra, internet, GPS, duvet, manteau chaud, maillot de bain, combien de t-shirts, chaussures, pharmacie, serviette, nécessaire de toilette, livres, … Pour savoir quoi emmener, il faut se demander : de quoi aurai-je réellement besoin ? Le challenge est de penser à s’équiper pour 15 mois, pour tous types de saisons, tous types de pays. Nous avons décidé de faire un gros tri et de ne pas nous encombrer avec des choses superflues que l’on utilisera qu’une fois. On part à l’aventure, se perdre, découvrir, s’étonner… mais on part aussi pour vivre autre chose. Ce sera donc 23 kg chacun pour les 15 prochains mois !

 

Le boulot au retour ?

Pour le moment ce n’est pas vraiment à l’ordre du jour, mais la question se pose. Comment réintégrer le milieu professionnel après quasiment 2 ans d’interruption ? Alors, un peu utopistes, nous pensons qu’une telle aventure ne peut qu’apporter des opportunités, des réflexions et des idées qui donneront un prolongement professionnel. Pour nous, ce voyage initiatique n’est qu’un début pour proposer une démarche plus durable à ce projet. Alors où, quand, comment, rien n’est encore défini mais nous saurons saisir les opportunités lorsque le temps sera venu.

 

Laëtitia

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