Des arbres rock’n roll

On en avait longtemps entendu parlé de cet arbre, le Joshua Tree, surtout grâce à la chanson de U2 qui a mis à jour leur popularité. Pour célébrer les 30 ans de l’album du groupe irlandais en cette année 2017, le parc national américain éponyme jouit d’une fréquentation sans précédent. Nous ne dérogerons pas à la règle et nous entamerons la découverte des Etats-Unis et de ses grands parcs de l’Ouest par le Joshua Tree National Park. Direction les routes particulièrement arides du désert de Mojave au Sud de l’état de Californie. De longues lignes droites dénuées de végétation hormis quelques buissons ici ou là, des grosses pierres rondes toutes jaunes, un ciel bleu, une température qui grimpe en flèche, et en toile de fond, les sommets enneiges par la couche blanchâtre tombée ces dernières semaines : le décor est planté. Une première incursion au coeur des grands espaces américains qui nous promet de belles découvertes et de jolis clichés.

Après s’être procurés le pass annuel « America The Beautiful » permettant un accès à tous les parcs nationaux gratuitement, s’être renseignés sur les randonnées, nous empruntons la Scenic Drive, la route principale qui relie les points d’intérêts du parc sur plus de 100 kms : un Road Movie à l’américaine, sans personnes au milieu de paysages désertiques. Il faut s’arrêter aux nombreux points de vue, parcourir à pieds les sentiers balisés, ou grimper sur les immenses parois de pierre pour apprécier la richesse de ce parc. On s’émerveille depuis le haut d’un caillou devant ces étendues désertiques, on apprécie les rayons du soleil qui teintent d’or les rochers striés aux formes curieuses, on se retrouve sur des routes de sable en plein cœur de l’immensité, cheveux aux vent et sourire aux lèvres. Au fil des promenades, on se sent tout petit, que ce soit au pied des énormes blocs de granit qui semblent avoir été expulsés des entrailles de la terre depuis des milliers d’années ou de ces curieux arbres de Josué, aux bras tordus et aux moignons poilus. Les paysages sont proprement hallucinants et diversifiés : tantôt l’on se retrouve au cœur de champs de cactus de fleurs et d’épines, tantôt l’on s’enfonce au creux d’une oasis aux palmiers résistants à l’aridité pour découvrir une vieille mine perdue, tandis que plus loin l’on s’élève de quelques mètres pour surplomber la multitude des Joshua Tree qui s’étendent à perte de vue. Au coucher du soleil, nous montons au plus haut point de vue pour observer les rochers qui s’amoncèlent les uns sur les autres de manière surnaturelle, s’embraser sur la Coachella Valley. Le soir venu, les petits campings rudimentaires [tables de pique-nique, barbecue et toilettes sèches] du parc feront l’affaire pour s’endormir sous les étoiles et au milieu des rochers. Une tranquillité qui n’a pas de prix !

Quitter ce parc national sera avec regrets tant nous avons apprécié les grands espaces et les nuits dans le désert, mais il nous faut continuer notre Road Trip à l’américaine. Mais Joshua Tree National Park laisse de beaux espoirs pour les autres parcs à venir.

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