California dream

La Californie, le mythe américain par excellence ! Un bout du monde à la fois fortement urbanisé et incroyablement sauvage. La mer, la montagne et le désert se trouvent aux portes des villes, qui sont elles-même ouvertes sur la nature. Des paysages lunaires de la Death Valley, aux séquoias géants de Yosemite, en passant par la célèbre Route 66 qui relie des villes aujourd’hui devenues fantômes, les clichés ne sont jamais très loin, mais la légende est toujours au rendez-vous. Nous débuterons notre exploration par la Californie « bling bling », celle qui en fait rêver plus d’uns, la Californie de strass et de paillettes, celle des magazines aux starlettes bronzées, celle des palmiers et des villas surdimensionnées. Un curieux mélange de tenues flashy, lunettes de soleil XXL, chihuahuas, bouches pulpeuses, poitrines siliconées, blond platine, bronzage cabine à UV, skate vissé aux pieds, et joggeurs bodybuildés. Bienvenue dans la Californie « bling bling » !

 

LOS ANGELES I DES VEDETTES PARMI LES STARS

L’appréhension de l’arrivée sur Los Angeles [L.A. pour les intimes], réputée pour sa circulation très dense et ses autoroutes 2×7 voies qui se superposent dans tous les sens, fut finalement vite dissipée. Comme partout aux États-Unis, rien n’est vraiment très compliqué lorsque l’on est sur 4 roues. Les voies sont larges, les indications très -trop- présentes, les quartiers bien quadrillés, le stationnement aisé, bien pratique lorsque l’on circule avec le gabarit de Jean-Michel ! C’est à pied que cela ce gatte, deuxième plus grande ville des États-Unis avec plus de 18 millions d’habitants, la cité des anges est très, très étendue ! Alors on sors les baskets pour aller arpenter les différents quartiers. Si le Walk of Fame d’Hollywood n’a plus son glamour d’antan, il reste néanmoins incontournable. Ici, le kitch est à son paroxysme, c’est le Disneyland du pauvre : une rue où l’on croise Mickey ou Jack Sparrow quémandant une photo au milieu des mendiants qui s’interpellent d’un trottoir à l’autre. Au cœur de tout cela, déboulent des touristes, appareils à la main, prêts à immortaliser le bout de trottoir où est incrustée l’étoile de Mickael Jackson, les talons de Marylin, ou qui sait, une furtive apparition de Brad Pitt… Et puis il y a les vedettes aussi, ou celles qui font semblant d’en être. Short très court, allure sportive sculptée jusqu’au bout des ongles, elles sont les sosies de Paris Hilton, peut être sont-elles, elles aussi, dans l’illusion d’une gloire qui ne viendra jamais… Bref, à Hollywood, le cinéma n’a pas encore fini de faire rêver !

D’ailleurs, Venice Beach ou les plages de Santa Monica recensent les plus hauts lieux de tournage en plein air : des clips musicaux aux émissions de télévision, en passant par le plan d’un film avec l’hélicoptère qui stagne à 30cm de l’eau pendant 30ans … nous assistons -malgré nous- à quelques futures productions hollywoodiennes. Sur les plages, les cabanes de sauveteurs rappellent Alerte à Malibu, et il se mélange ici une atmosphère hétéroclite très californienne : les sportifs bodybuildés côtoient les fumeurs de cannabis, les mères de famille discutent avec les tatoués, les skateurs zigzaguent sur leurs planches à roulettes sous l’oeil de passants admiratifs, pendant que les sans abris cherchent de quoi manger dans les poubelles des cafés. Un petit tour au milieu des canaux du quartier de Venice Beach nous révèlera l’origine de son nom et la quiétude des lieux viendra trancher avec l’effervescence du front de mer. Une ville ouverte et contrastée qui commence à bien nous plaire !

Plus tard, nous avons aussi été agréablement surpris par le centre et ces immeubles pas si hauts, et son agitation pas si troublante. Un peu d’architecture après ces longues semaines sur les plages mexicaines ne nous fera pas de mal. Le quartier d’affaire révèle ainsi sa splendeur au détour d’une avenue, lorsque s’élève majestueusement, devant des yeux ébahis, l’incroyable Walt Disney Concert Hall. Ce grand complexe philharmonique imaginé par Frank Gehry [l’architecte du Guggenheim de Bilbao], malgré tout ce que l’on peut en penser, en jète vraiment. De part la justesse de son insertion urbaine mais également la finesse de réalisation. Et le photographe de la bande s’est régalé en remplissant l’intégralité de sa carte mémoire, c’est peu dire ! Un peu plus loin, une cathédrale d’un autre temps impose aussi son architecture contemporaine. Immense, sa nef de 91 mètres de long est baignée d’une douce lumière naturelle au cœur d’un ensemble en bois vernis. Comble du culte moderne : la cathédrale possède même son propre wifi, idéal lorsque l’on a un petit trou de mémoire lors de sérénades liturgiques ! Le Getty Center, LE lieu de culture de la ville, permet d’aller échapper au vent frisquet qui décoiffe aujourd’hui, pour admirer gratuitement, non seulement des œuvres d’art parmi les plus célèbres au monde, mais également la superbe vue qui s’étend des quartiers résidentiels de Bel-Air, jusqu’à l’immensité de l’océan Pacifique.

Nous irons pour finir jeter un œil à Beverly Hills, histoire de croiser Brenda et Dylan, mais les rues sont finalement bien calmes au sein de ce quartier résidentiel. Dans ces rues ultra-chic, ce sont les magasins de luxe [Mercedes, Posche, Dior ou Lancôme] qui côtoient de somptueuses villas, un peu de lèche-vitrine, mais ça s’arrête là ! Et la visite de L.A. ne serait complète sans approcher d’un peu plus près les célèbres lettres HOLLYWOOD‘ qui surplombent la ville, perchées sur la colline du parc Griffith. Le dédale de ruelles, étroites et en pente, mène à des maisons toutes plus belles les unes des autres, remarquablement inscrites au milieu d’une végétation luxuriante, un quartier prisé -et sûrement pas donné- où Matt Damon himself [ou son sosie, on ne saura jamais car il était dans sa voiture avec casquette et lunettes de soleil !] nous a laissé la priorité ! La cool attitude californienne ce Matthew ! Bref, une fois là haut, on côtoie les étoiles les lettres mythiques, au pied desquelles on contemple un panorama à 180° sur belle cité des anges. Merci L.A., c’était chouette.

 

ON THE ROAD AGAIN I DE SANTA BARBARA À SAN FRANCISCO

Après une première nuit bercés par les flots au bord de l’océan Pacifique et une balade matinale sur une dune naturelle préservée toute en fleurs, nous débutons notre remontée vers une autre ville mythique des États-Unis : San Francisco. La belle route du Big Sur, c’est un peu la Great Ocean Road que nous avons parcouru en Australie : plus de 500 kms qui longent l’océan au fil d’une route panoramique dessinée sur la crête des rochers et traversent plusieurs parcs et forêts. En chemin, quelques arrêts s’imposent au sein de villes étapes, toujours très cossues comme Santa Barbara, Carmen ou Monterey. À taille humaine, de jolies boutiques, une architecture sympathique, du soleil et les pieds dans l’eau, l’on se verrait presque avec un petit pied à terre … à mince, on ne s’est pas renseignés sur les prix ! Après la culture, la nature, et les animaux marins ne sont pas en reste sur cette côte sauvage. Sur les quais, une rencontre avec d’énormes pélicans, pas farouches pour un sou, surtout autour d’un sandwich tout mou ; sur le sable nous croisons de grosses limaces velues, les éléphants de mer endormis manquent clairement de grâce et empestent le poisson pourri ; quant au large, des dauphins viennent de temps à autre, nous montrer leur nageoires. Les couchers de soleil se prennent face à la mer, quand le rougeoiement des derniers rayons embrase le sable et le ciel de milles teintes cuivrées. Bien cachés, nous dormirons sans risque de nous faire réveiller.

Mais à une centaine de kilomètres de notre but, se résigner à faire demi-tour : la route est barrée pour durée indéterminée. Adieu route panoramique enivrante et bonjour grande nationale sans intérêt. Tans pis, nous profiterons des charmes du Pacifique une prochaine fois, la route est encore longue et d’autres étapes nous attendent.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *